Pourquoi dire « j’ai eu tort » si Dieu sait déjà que je regrette ?
Se sentir mal et prendre ses responsabilités ne sont pas la même chose. Le regret peut rester vague, privé et protégé par des explications. La confession oblige à nommer ce qui s’est passé sans se cacher derrière un récit qui rendrait tout compréhensible. Il en va de même dans les relations: « je suis désolé que tu aies été blessé » n’est pas la même chose que « j’ai fait cela, cela t’a blessé et j’avais tort ». Les mots ne réparent pas à eux seuls, mais ils peuvent marquer le moment où les excuses cessent d’organiser le récit. Une vraie demande de pardon doit se poursuivre par réparation, changement de comportement et respect des limites de l’autre.