Un moment de réflexion
Un moment de réflexion

Pourquoi portons-nous du blanc le jour où nous arrivons avec toutes nos taches ?

Rabbin Yosef WeizmanRabbin et conférencier
Rabbin Yosef Weizman

Yom Kippour contient une image presque paradoxale. Nous arrivons avec une longue liste de fautes, nous confessons encore et encore et, dans de nombreuses communautés, nous portons du blanc.

On pourrait s’attendre à ce qu’un tel jour soit vêtu de noir.

Mais Isaïe dit : « Même si vos fautes sont comme l’écarlate, elles blanchiront comme la neige » (Isaïe 1,18). Rabbi Akiva conclut le traité Yoma en déclarant qu’Israël est heureux, car notre Père céleste nous purifie.

Yom Kippour n’est pas une célébration de la culpabilité. C’est une célébration de la possibilité de devenir propre.

Certaines personnes ont peur de regarder honnêtement leurs échecs, parce qu’elles craignent qu’en les admettant toute leur image d’elles-mêmes s’effondre. Mais c’est justement la possibilité de la techouva qui rend l’honnêteté possible.

Si une tache ne peut jamais être enlevée, nous passerons notre vie à la cacher. Si elle peut être nettoyée, nous pouvons enfin cesser de prétendre qu’elle n’existe pas.

Le blanc de Yom Kippour ne dit pas : je n’ai jamais péché. Il dit : mon péché n’est pas obligé de devenir la couleur dans laquelle je continue à vivre.

Croyez-vous vraiment qu’une erreur peut être une tache, et non la couleur permanente de votre vie ?

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