Un moment de réflexion
Un moment de réflexion

Pourquoi est-il juste que le sekhakh nous laisse une ouverture vers le ciel?

Rabbin Yosef WeizmanRabbin et conférencier
Rabbin Yosef Weizman

Le sekhakh n’est pas un plafond ordinaire. Le Choul’han Aroukh indique que la manière habituelle est de le disposer assez légèrement pour que les grandes étoiles soient visibles, tout en statuant qu’une soukka couverte densément comme une maison reste valable (Ora’h ‘Haïm 631,3). Il ne s’agit donc pas d’inventer une condition de validité, mais de remarquer l’expérience créée par la soukka.

La majeure partie de l’année, nous vivons sous des plafonds que nous avons construits, et pas seulement en béton. Nous vivons sous des habitudes, des peurs et des certitudes sur ce qui est possible ou impossible. Yom Kippour peut ouvrir le cœur un instant ; Soukkot nous demande de ne pas le refermer aussitôt.

L’être humain a besoin d’une maison, mais aussi d’une ouverture vers quelque chose de plus grand que lui. La vie peut devenir si organisée qu’elle ne laisse plus de place à l’émerveillement, à la foi, à la surprise ou au changement.

La soukka nous rappelle que même une vie stable et responsable doit garder une ouverture vers le ciel, afin que notre sécurité ne devienne pas un plafond qui nous cache ce qui se trouve au-dessus de nous.

Quel « plafond » d’habitude ou de peur s’est tellement refermé qu’il ne laisse plus de place à l’émerveillement, à la foi ou au changement?

Inviter le rabbin Yosef Weizman à donner une conférence