Pourquoi avons-nous besoin de quatre espèces différentes juste après Yom Kippour?

Loulav, étrog, myrte et saule. Le Midrach voit dans les quatre espèces différents types de personnes au sein d’Israël et conclut que Dieu demande qu’elles soient « liées toutes ensemble en un seul bouquet » (Vayikra Rabba 30,12).
C’est une exigence très précise pour les jours qui suivent Yom Kippour. Il est facile de rester à la synagogue et de demander à Dieu de nous pardonner. Il est plus difficile d’en sortir et de vivre à nouveau avec les personnes qui nous irritent : celui avec qui nous sommes en désaccord, le voisin, le proche, celui qui pense autrement.
Soukkot dit : si tu veux te rapprocher de Dieu, apprends à tenir dans une seule main des personnes différentes de toi. La Torah ne demande pas au saule de devenir un étrog. La mitsva s’accomplit précisément lorsque chaque espèce reste elle-même et qu’elles sont néanmoins tenues ensemble.
Peut-être que la grande épreuve de Yom Kippour commence lorsque nous quittons la synagogue et retrouvons des gens qui, eux, n’ont pas changé du tout. La question est de savoir si quelque chose a changé dans la manière dont nous les tenons.