Pourquoi la construction provisoire devient-elle notre maison pendant la fête?

Nous aimons ce qui est stable : un contrat durable, un travail fixe, une maison permanente, un plan clair. Le mot « provisoire » nous paraît presque menaçant. Pourtant, pendant sept jours, la Torah transforme précisément la construction provisoire en lieu de la mitsva. La Michna dit qu’une personne fait de sa soukka sa demeure fixe et de sa maison une demeure provisoire (Michna Soukka 2,9).
Cela ne nie pas la valeur de la stabilité. Cela nous rappelle que même les éléments les plus stables de la vie ne sont pas éternels. Les enfants grandissent. Les gens vieillissent. Les emplois se terminent. Les maisons changent de propriétaire.
Cette connaissance peut faire peur, mais elle peut aussi nous rendre plus présents. Si le moment est provisoire, ce repas n’est pas simplement « un repas de plus ». L’enfant assis près de nous n’aura pas toujours cet âge. Le parent que nous pouvons appeler aujourd’hui ne sera pas toujours à l’autre bout du fil.
L’impermanence n’est pas une raison d’aimer moins la vie. C’est précisément une raison de l’aimer maintenant, avant que le moment que nous tenons pour acquis ne devienne un souvenir pour lequel nous donnerions tout afin de retrouver une heure de plus.