Un moment de réflexion
Un moment de réflexion

Pourquoi la confession de Yom Kippour est-elle écrite au pluriel ?

Rabbin Yosef WeizmanRabbin et conférencier
Rabbin Yosef Weizman

À Yom Kippour, nous confessons : « Nous avons fauté, nous avons trahi, nous avons volé… » Pas « je ». Nous.

Même celui qui n’a pas commis chacun des éléments de la liste récite cette confession comme membre de la communauté.

Le Talmud enseigne : « Tout Israël est responsable l’un de l’autre. » Une personne n’est pas une île.

Les familles, les communautés et les sociétés créent des climats. Il existe des comportements que nous ne faisons peut-être pas nous-mêmes, mais dont nous rions, que nous récompensons, devant lesquels nous gardons le silence, ou pour lesquels nous construisons un environnement où ils deviennent normaux.

Le « nous » n’efface pas la responsabilité personnelle. Il y ajoute une couche.

Parfois, ma techouva ne consiste pas seulement à cesser de faire quelque chose de mauvais. Elle consiste à cesser de participer à l’environnement qui lui permet de grandir.

À Yom Kippour, nous ne faisons pas face seulement à la question « quelle personne ai-je été cette année ? », mais aussi : « quel monde est devenu un peu plus possible à cause de la manière dont j’y ai vécu ? »

Quelle atmosphère, norme ou conduite est devenue un peu plus possible à cause de la manière dont vous avez vécu cette année ?

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